Le petit chemin vert

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jeudi 28 février 2008

Et tu tapes, tapes, tapes, c'est ta façon de, heuuuu, je sais pas.

Ce classement ne tient pas compte des revenus publicitaires, précise l'article...
1. Kaka AC Milan - 750 000 € (salaire mensuel)
2. Ronaldinho FC Barcelone - 710 000 €
3. Frank Lampard Chelsea FC - 680 000 €
4. John Terry Chelsea FC - 680 000 €
5. Fernando Torres Liverpool FC - 660 000 €
6. Andrei Shevchenko Chelsea FC - 650 000 €
7. Michael Ballack Chelsea FC - 650 000 €
8. Cristiano Ronaldo Manchester Utd - 640 000 €
9. Thierry Henry FC Barcelone - 640 000 €
10. Steven Gerrard Liverpool FC - 640 000 €
11. Didier Drogba Chelsea FC - 615 000 €
12. Wayne Rooney Manchester Utd - 610 000 €
13. Iker Casillas CF Real Madrid - 600 000 €
14. Michael Owen Newcastle Utd - 560 000 €
15. Sol Campbell Portsmouth - 550 000 €
16. Raul Gonzalez CF Real Madrid - 535 000 €
17. Ruud van Nistelrooy CF Real Madrid - 535 000 €
18. Rio Ferdinand Manchester Utd - 505 000 €
19. Darren Bent Tottenham Hotspur - 495 000 €
20. Carlos Tevez Manchester Utd - 490 000 €
21. Fabio Cannavaro CF Real Madrid - 490 000 €
22. Luca Toni Bayern Munich - 460 000 €
23. Robinho CF Real Madrid - 460 000 €
24. Francesco Totti AS Roma - 455 000 €
25. Arjen Robben CF Real Madrid - 445 000 €
26. Ryan Giggs Manchester Utd - 435 000 €
27. Michael Essien Chelsea FC - 420 000 €
28. Adriano Inter Milan - 417 000 €
29. Zlatan Ibrahimovic Inter Milan - 417 000 €
30. Patrick Vieira Inter Milan - 417 000 €
31. Gianluigi Buffon Juventus FC - 417 000 €
32. Samuel Eto´o FC Barcelone - 417 000 €
33. Carles Puyol FC Barcelone - 417 000 €
34. Sergio Aguero Atletico Madrid - 417 000 €
35. Oliver Kahn Bayern Munich - 412 000 €
36. Edwin Vandersar Manchester Utd - 405 000 €
37. Fernando Morientes Valence - 405 000 €
38. Alessandro Del Piero Juventus FC - 400 000 €
39. Harry Kewell Liverpool FC - 400 000 €
40. Djibril Cisse OM - 400 000 €
41. Joe Cole Chelsea FC - 390 000 €
42. Pedro Pauleta Paris SG - 384 000 €
43. Juninho OL - 380 000 €
44. David Beckham LA Galaxy - 375 000 €
45. David Trezeguet Juventus - FC 375 000 €
46. Sidney Govou OL - 375 000 €
47. Deco FC Barcelona - 375 000 €
48. Gianluca Zambrotta FC Barcelona - 375 000 €
49. Petr Cech Chelsea FC - 360 000 €
50. Antonio Cassano Sampdoria - 350 000 €

51. Moi, Lorenzo - 1185 €

J'aurais jamais du choisir ping-pong.

samedi 23 février 2008

Comment j'aurais mieux fait d'aller au cinéma

Une fois n'est pas coutume, j'ai regardé la tévé ce soir, et une fois n'est pas coutume, j'ai regardé la cérémonie de remise des avé Césars du cinéma.

Alors, la cérémonie des Césars, au cas où vous ne l'auriez jamais vue, c'est un peu comme la collation des grades (la remise des diplômes de master ou de doctorat) dans les pays anglo-saxons. Tu t'y fais chier en attendant que ça se passe à voir plein de gens recevoir une récompense. Et, oh misère, ça dure 3 plombes et que le silence y est plombant. Les seules joies de cette soirée pathétique furent la pétillante Marion Cotillard avec laquelle j'ai osé verser une larme et l'éternelle Jeanne Moreau qui sera toujours de tous les combats.

Entre des pseudo-scènes drôles faites par les gens qui remettent des récompenses, les discours merdiques pas préparés par les récompensés, ceux qui arrivent bourrés ou défoncés sur la scène pour rigoler comme des baleines, raconter des niaiseries grosses comme eux ou faire la gueule comme des croque-mitaines, ceux qui sont terrassés par la surprise du succès et qui ne peuvent que pleurer (de joie ? de peur ? de bonheur ?) et donc pas parler, ceux qui remercient tous les habitants de toutes les planètes de la Galaxie, ceux qui sont terrifiés de monter sur scène donner ou recevoir une récompense, ceux qui préparent un discours aussi long que la cérémonie elle-même, etc...
Je ne saisis pas comment une soirée comme cela peut être aussi pompeuse et triste. Bordel, ce sont des acteurs ou des gens très proches de ce métier, ils sont donc supposés être bons dans l'improvisation, non ? Alors au lieu de nous renvoyer une image pitoyable d'eux, ils feraient mieux de s'atteler à assurer sur scène. Et préparer un peu leur coup, car s'ils ont été nommés, c'est tout sauf une surprise pour moi (et pour eux) que de les voir éventuellement monter sur scène.

Alors oui, tu as peut-être raison d'être surpris parce que tu as reçu un parallélépipède en or (qu'est même pas beau entre nous) et oui tu as raison de vouloir remercier tous ceux qui t'ont aidé pour le décrocher, mais souris un peu, tu es filmé.

Bon, sinon, j'ai regretté que JP Marielle n'ait pas eu le César du meilleur acteur pour son rôle dans "Faut qu'ça danse". Et puis j'aurais mieux fait de regarder Predatorman sur TMC...

Par la suite, j'ai zappé sur France 3. Un reportage sur des SDFs. Et là, il n'y a pas photo, on a enfin trouvé les raisons de faire la gueule dans la vie.

mardi 19 février 2008

Comment j'ai failli mourir du SARS

C'etait à la fin du mois d'avril 2003, si je me rappelle bien.

Je venais juste d'emménager à Montréal. En ce temps-là battait son plein la maladie SARS, ou SRAS pour les francophones. Une terrible maladie qui tue 10% des gens qui en sont atteints et les 90% restant s'en sortent avec des troubles mentaux d'après les chercheurs. Originaire de Chine, ce virus était arrivé au Canada par l'intermédiaire d'immigrés chinois ou de simples touristes qui s'étaient rendus en Chine. Il y eut plusieurs cas de décès au Canada, en majorité à Toronto.

Un samedi matin, alors que je raccompagnais mon ancienne blonde à l'aéroport, je fus soudain pris de vertiges, coups de chaleur, fatigue, étourdissements dans le métro montréalais. Je passai ensuite toute ma journée alité, à comater, à tenter de dormir, à divaguer, pris de frissons, en sueur, sans appétit. À la radio, il n'y avait pas une heure sans que les journalistes n'en remettaient une couche sur le SARS lors des flashs d'info: nombre de victimes qui croît, blablabla, nombre de personnes atteintes aussi, blablabla, la folie s'empare de Toronto, blablabla, masque sur la bouche des gens pour circuler dans les métros, blablebli, c'est la faute aux chinois (ben voyons!), blablabla, infirmières et médecins contaminés, ils étaient en contact physique direct avec des gens atteints de cette saloperie, blibloblu, le virus peut-il contaminer Montréal ? Oui. Montréal allait succomber à sont tour, c'était évident, il faut rester chez vous braves gens, n'entrez en contact direct avec personne, n'allez plus en Ontario, ne prenez plus le métro non plus, ne mangez plus chinois, respirez vous êtes filmés.

Et plus certains messages radiophoniques devenaient alarmants et entêtants, plus je divaguais dans mon lit, en sueur, ayant des difficultés à respirer et à penser. La frénésie s'emparait de la ville et de mon esprit.

Bref, c'était clair, j'avais les mêmes symptômes que ceux du SARS (cf http://www.pasteur.fr/actu/presse/dossiers/emergent/SRAS.htm) et j'allais en crever, seul dans mon lit, comme un con. J'aurais jamais dû prendre le métro ce jour-là. Les chinois, Omar et leur virus qui prend le métro m'ont tuer. Je voyais déjà la tête de ma famille et de mes amis en France : "il faut toujours qu'il fasse son intéressant, il a chopé la dernière connerie à la mode et en a crevé, c'est bien fait pour lui".

Et puis, j'ai survécu. Je ne sais pas comment j'ai fait, mais j'ai survécu. Je me suis réveillé le lendemain matin en pleine forme, frais comme un gardon, avec un appétit de diplodocus. J'avais vaincu cette foutue maladie. J'en étais pas peu fier. Il fallait à tout prix aller l'annoncer, aller à l'hôpital pour aider les gens, on trouverait sûrement un vaccin contre le SARS avec mon sang ou mon ADN. J'allais être le héros qui sauverait la Terre entière. Tout ça, quoi.

Mais en fait, non. Je me rendis compte dans ma joie que les deux cachets que j'avais pris avant juste d'aller à l'aéroport le samedi matin et que je croyais être contre le mal de crâne n'étaient en fait que deux pilules contre la grippe, vous savez, les pilules formule NUIT, les extra fortes, celles qu'il faut prendre avant de se coucher (puisque je vous dis qu'elles sont de nuit, suivez un peu), celles qui achèveraient un cheval au galop, celles avec tous les effets secondaires, bref celles faites uniquement pour les gens qui vont aller dormir et qui ne ressentiront rien de ces effets vu qu'ils dormiront, ces maudits chanceux !

La journée du dimanche fut merdique. Je restai cloitré chez moi, vexé de n'avoir pu sauver le monde. La vie est une pute parfois.